Les Verts Picards hostiles au projet de canal Seine-Nord Europe

Christophe Porquier, vice-président du Conseil régional de Picardie, présente les raisons de son opposition à la réalisation du canal Seine-Nord Europe.
La question de l’équilibre d’exploitation une fois le canal en service est notamment au coeur de sa réflexion.

Journal de la Marine Marchande, le 30 septembre 2011

Consultez l’intégralité de l’article ICI

Communiqué de presse : Motion contre les paradis fiscaux

Le groupe EELV se félicite de l’adoption d’une motion de lutte

contre les paradis fiscaux au Conseil régional de Picardie


Aujourd’hui, vendredi 30 septembre 2011, le Conseil régional de Picardie a adopté une motion de lutte contre les paradis fiscaux. Elle prévoit que la Région exigera une « pleine transparence » de la part de ses partenaires bancaires et financiers, qui seront désormais choisis au regard de leur situation quant aux États et territoires non coopératifs et aux procédures qu’ils mettent en place pour lutter contre la corruption, le blanchiment et la fraude fiscale. La Région demandera chaque année un rapport détaillant les activités de ses partenaires bancaires et financiers afin d’en faire un critère de choix.

Les écologistes n’ont pas manqué de dénoncer depuis des années les dérives du système financier international. Les conseillers régionaux Europe Écologie – Les Verts se félicitent donc du vote de cette motion, qu’ils ont appelée de leurs vœux et qui inscrit l’action de la Région dans une perspective de développement durable et de transparence. La Région Picardie participe ainsi à « l’instauration de règles d’éthique dans les relations financières » et vient compléter la liste des 15 Régions s’étant déjà engagées dans cette voie.

Pour Thierry Brochot, président du groupe Europe Ecologie – Les Verts, « c’est un premier outil […], aux côtés des autres Régions et autres collectivités, nous devons l’utiliser au mieux, quitte à la faire évoluer dès l’an prochain, à la faveur de l’alternance politique à laquelle nous aspirons ».

Contact presse
Marion Gerlaud
06 13 42 51 84
marion.gerlaud@gmail.com

Communiqué de presse Good Year Amiens

Good Year Amiens :  Non au licenciement des élus syndicaux

Les élus syndicaux de Good Year ont été reçus ce matin pour un entretien en vue d’un licenciement.

Alors que les élus de la CGT avaient exprimé le souhait d’être soutenus par les politiques dans cette crise, Christophe Porquier, Vice-président de la région Picardie s’est rendu ce matin sur le site de l’usine aux côtés des salariés, pour soutenir les élus convoqués.

Dans le contexte de conflit social dans cette entreprise, et alors que le site est concerné par 1450 emplois directs, cette tension du conflit à l’initiative de la direction ne peut qu’ajouter de l’huile sur le feu.

Cette procédure apparaît comme un prétexte alors que le contentieux sur le plan social d’entreprise concernant 817 salariés n’est pas résolu.

Contact presse :
Marion Gerlaud
marion.gerlaud@gmail.com
tel : 06 13 42 51 84

Communiqué de presse – Passage d’un convoi nucléaire

Communiqué de presse

Convoi de déchets nucléaires en Picardie : les conseillers régionaux Europe Ecologie – Les Verts dénoncent ce nouveau passage.

Ces 7 et 8 septembre, un convoi de déchets nucléaires en provenance de Valognes (Basse-Normandie) et à destination de la Suisse traversera plusieurs régions françaises dont la Picardie (notamment Poix-de-Picardie, Amiens, Longueau, Ham, Tergnier et Laon).

Ce convoi contiendrait deux castors d’activité jugée faible à moyenne. S’il n’est pas comparable, en termes de dangerosité, au convoi qui a traversé notre pays et notre région les 5 et 6 novembre derniers, il n’est nullement garanti qu’il ne fasse courir aucun risque aux populations locales et son passage se déroule une fois de plus dans l’opacité la plus complète.

Les élus écologistes du Conseil régional rappellent qu’il y a urgence à repenser le modèle énergétique sur lequel est basée notre société et à privilégier la sobriété énergétique ainsi que la production d’énergies renouvelables. À leur initiative, une motion de sortie du nucléaire a d’ailleurs été adoptée au Conseil régional de Picardie le 24 juin 2011.

Septembre 2011

Lundi 12
10h30 : Réunion des vice-présidents

Jeudi 15
Picardie Tour des élu-e-s
Étape à St Quentin

Vendredi 16
10h00 : Réunion de majorité

Mardi 20
Picardie Tour des élu-e-s
Étape à Soissons

Vendredi 23
9h30 : Réunion de la commission 1
10h00 : Réunion de la commission 2
10h30 : Réunion de la commission 3
14h00 : Réunion de la commission 4

Lundi 26
10h30 : Réunion des vice-présidents

Jeudi 29

Picardie Tour des élu-e-s
Étape à Brouchy

Vendredi 30
10h00 : Session et commission permanente au Conseil régional de Picardie

Tribune septembre – octobre 2011

Europe – Picardie : Pour un partenariat durable

Les relations entre l’Union européenne et les Régions sont souvent mal connues. Pourtant, à l’échelle du continent, la politique de cohésion qui garantit un développement équilibré des territoires européens et qui vise à estomper les disparités existantes agit essentiellement à travers l’échelon régional.

D’une durée de 7 ans, les contrats qui lient l’UE aux Régions, engagés en 2007, arrivent à échéance en 2013 et leur reconduction fait déjà l’objet de discussions et de négociations.

Face à une situation budgétaire tendue, la Commission européenne a rendu un avis en juin dernier et prétend proposer le meilleur compromis entre la poursuite d’une politique de cohésion ambitieuse et des contraintes budgétaires évidentes imposées par les Etats.

L’avis du Comité des Régions, la «chambre des collectivités locales» est également sollicité dans le cadre de ces discussions.

La politique de cohésion est déterminante car c’est elle qui garantit la solidarité entre les territoires, solidarité indispensable à tout développement harmonieux.

De nombreux programmes réalisés en Picardie, dans des domaines aussi divers que la recherche et le développement, l’agriculture ou l’environnement sont co-financés par des fonds européens. Au titre de la recherche/innovation, on retrouve, par exemple, les projets Pivert, Cademce ou encore IndustriLab.

Privée par l’Etat de la plus grande part de son autonomie financière par la réforme des collectivités locales, la Picardie doit pouvoir compter sur les fonds européens pour poursuivre des politiques ambitieuses.

Le renforcement de l’échelon régional, au coeur de la vision des écologistes, passe par le soutien de l’Europe.

Une Europe des territoires au service des citoyens.

Thierry Brochot
Président du groupe EELV

Newsletter Environnement-Santé

Chèr-e-s ami-e-s écologistes,

Après notre dernière newsletter sur l’économie sociale et solidaire, nous vous proposons de découvrir plus en détail la politique Environnement-Santé mise en place par le Conseil régional de Picardie.

Cette politique, dont les grandes lignes ont été votées lors de la dernière session du 8 juillet dernier, est une politique de santé innovante, basée sur la prévention et sur les liens entre les maladies chroniques et notre environnement, au sens large du terme.

En France, seules les Régions Picardie et Rhône-Alpes ont un vice-président en charge de la politique Environnement-Santé. Impulsée par François Veillerette, vice-président en charge de l’Environnement, de l’Alimentation et de la Santé, cette politique ambitieuse s’inscrit dans une démarche de transversalité en renforçant d’autres actions déjà en cours dans les domaines de la recherche, de l’agriculture, de l’environnement ou encore à travers la réussite éducative.

Les élu-e-s Europe Ecologie-les Verts du Conseil régional de Picardie

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1/ La santé environnementale, qu’est-ce que c’est ?

Discipline encore peu connue en France, la santé environnementale peut être définie comme l’ensemble des interactions entre l’homme et son environnement, et aux effets sur la santé liés aux conditions de vie (expositions liées à la vie privée et/ou professionnelle…) et à la contamination des différents milieux (eau, air, sol,…).

Les avancées scientifiques montrent que les maladies chroniques telles que le cancer, l’obésité, le diabète de type 2, l’hypofertilité, les allergies sont liées à une contamination de l’embryon et de foetus et à une exposition à une multitude de polluants tout au long de la vie.

Il s’agit donc ici, d’agir en amont afin de prévenir et de limiter au maximum les risques.

2/ La situation en Picardie

Les derniers chiffres de l’Observatoire Régional de la Santé et du Social sur l’état de santé des Picards montrent une situation sanitaire préoccupante.

La Picardie se situe au deuxième rang des régions les plus touchées par la mortalité par cancer et au troisième rang des régions présentant le pourcentage le plus élevé d’adulte en situation d’obésité. Le contexte social et les comportements individuels (choix alimentaires, alcool, tabac…) peuvent expliquer en partie cette situation, mais il est aujourd’hui indispensable de considérer l’importance de l’origine environnementale dans l’apparition de ces nombreuses maladies.

D’après le baromètre santé-environnement de 2007, 43,9% des Picads pensent courir un risque plutôt élevé d’être affecté au cours de leur vie par un cancer du fait de leur environnement. Cette proportion atteint même 51,7% chez les agriculteurs.

3/ Les actions menées au sein du Conseil régional de Picardie

La politique de santé environnementale mise en place en Picardie concerne trois thèmes majeurs : l’alimentation, la qualité de l’air intérieur (notamment au travail) et la prévention du risque chimique.

- L’alimentation : moins de pesticides dans nos assiettes !

Aujourd’hui nous sommes régulièrement sensibilisés sur la nécessité d’avoir une alimentation saine et équilibrée. Malheureusement, nous sommes encore trop exposés au risque chimique à travers ce que nous mangeons. Pour promouvoir une alimentation de qualité, la Région a déjà mis en place, en partenariat avec l’association ABP, une action exemplaire avec l’introduction de produits bio dans les restaurants des lycées.

- La qualité de l’air intérieur : mieux respirer au travail !

Nous sommes la plupart du temps confinés dans des espaces clos (domicile, travail). Alors que nous sommes tous conscients des risques liés à la pollution extérieure, nous n’imaginons pas toujours que les polluants chimiques sont bien plus concentrés dans les espaces dans lesquels nous vivons et travaillons. La Région met en place des audits de la qualité de l’environnement intérieur en partenariat avec l’association ATMO Picardie.

- Limiter l’exposition aux produits phytosanitaires : Objectif « 0 CMR »

Région agricole, la Picardie est très concernée par l’impact des expositions professionnelles et domestiques aux produits phytosanitaires (insecticides, fongicides, herbicides). Le lien entre les expositions aux pesticides et la survenue de certains cancers est fréquemment mis en évidence aujourd’hui. Le risque « CMR » (cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction) est également très important dans notre région, c’est pourquoi la région travaille activement avec les équipes de recherches picardes (Ineris, UPJV, UTC, Lasalle Beauvais) pour améliorer les connaissances scientifiques sur ces sujets et jouer un rôle de sensibilisation auprès des entreprises.

4/ Le colloque Environnement Santé d’octobre

Les 14 et 15 octobre prochains, la Région Picardie organise un colloque régional « Environnement-Santé » à Amiens (Mégacité). Ce colloque réunira les acteurs de la recherche et de la prévention. Ouvert à toutes et à tous, l’objectif de ce colloque est double : réfléchir sur de nouvelles actions à développer et associer la population.

Toutes les infos en suivant ce lien : http://www.picardie.fr/Un-colloque-Environnement-Sante-en

Présentation du colloque par François Veillerette : http://webtv.picardie.fr/video2056

Quelques liens pour en savoir plus :

Consultez la délibération votée par le Conseil régional le 8 juillet

http://www.atmo-picardie.com/atmo-picardie/presentation.php

http://www.bio-picardie.com/

http://www.picardie.fr/Sante-environnement

La Région Picardie lance sa politique Environnement-Santé

Vendredi 8 juillet 2011, lors de la session du Conseil régional de Picardie, l’Assemblée a adopté les principaux axes de sa nouvelle politique d’environnement-santé.

La région Picardie présente un des taux de mortalité prématurée parmi les plus importants des régions de France. Les avancées scientifiques montrent que les maladies chroniques telles que le cancer, l’obésité, le diabète de type 2, l’hypofertilité, les allergies sont liées à une contamination de l’embryon et de foetus et à une exposition à une multitude de polluants tout au long de la vie.

Face à ce constat, la Région Picardie présente une politique environnement-santé ambitieuse. La santé environnementale correspond à l’ensemble des interactions entre l’homme et son environnement, et aux effets sur la santé liés aux conditions de vie (expositions liées à la vie privées et/ou professionnelle…) et à la contamination des différents milieux (eau, air, sol,…).

Trois thématiques prioritaires ont été retenues :
l’alimentation saine, la qualité de l’environnement et la prévention du risque chimique, notamment au travail. Ces axes se traduisent d’ores et déjà en actions concrètes :
- Introduction de produits issus de l’agriculture biologique dans les restaurants scolaires des lycées
- Mise en place de diagnostics sur la qualité de l’air intérieur
- Recherche et prévention sur les risques « CMR » (cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction)

Au total, en mobilisant les budgets Santé, Environnement, Agriculture, Education et Recherche, la Région Picardie consacrera en 2011 plus de 800 000 euros à la santé environnementale.
Pour initier cette dynamique, un colloque régional « environnement-santé » se tiendra les 14 et 15 octobre prochains à Amiens.

François Veillerette,
Vice-président en charge de l’Environnement, l’Alimentation et la Santé

Motion « Sortie du nucléaire »

Le Conseil régional de Picardie adopte une motion en faveur de la sortie du nucléaire

Ce vendredi 24 juin, le Conseil régional de Picardie a adopté une motion pour la sortie du nucléaire.
Aujourd’hui, l’énergie nucléaire entraîne des risques non maîtrisables pour la population, et aucune solution technologique viable n’existe pour les déchets nucléaires.
Consultez l’intégralité du communiqué de presse ICI et lisez la motion ICI

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Intervention de Christophe Porquier, pour le groupe « Europe Ecologie – Les Verts »

Conseil régional de Picardie – Session du vendredi 24 juin 2011

Motion « Pour une sortie programmée du nucléaire, la région Picardie s’engage dans la transition énergétique du XXIème siècle »

Monsieur le Président du Conseil régional,
Monsieur le Président du CESER,
Chers collègues,

Je vous propose de voter une motion concernant la transition énergétique à laquelle nous devons préparer notre territoire.

La question de l’énergie – du fait des enjeux climatiques et de la raréfaction des matières premières – est profondément stratégique.

Notre pays est encore profondément dépendant du pétrole et du gaz, qui sont importés et déséquilibrent en profondeur la balance des paiements. La facture de l’énergie représente 38 milliards en 2009 sur un solde négatif de 43.

Consultez l’intégralité de l’intervention de Christophe Porquier lors de la session du Conseil régional le 24 juin 2011 ICI

Lettre du groupe n°6

Cher-e-s Ami-e-s écologistes,

Marie-Christine Guillemin et les élus du groupe Europe Ecologie – les Verts vous invitent dans cette sixième lettre, à découvrir les actions mises en place par le Conseil régional de Picardie  pour développer l’Economie Sociale et Solidaire dans notre région.

Petit tour d’horizon …

Pour entreprendre autrement en Picardie l’Economie Sociale et Solidaire

Avec plus de 215 000 établissements employeurs en France, plus de 2,3 millions de salariés et une masse salariale de 53,1 milliards d’euros, l’Economie sociale et solidaire est un acteur majeur de l’économie. Plus des trois quarts de ces emplois sont associatifs et plus de 10% sont agricoles.

L’Economie sociale et solidaire représente plus de 12% des salariés du secteur privé, avec une augmentation de près de 100 000 emplois chaque année.

Au-delà des chiffres, ce sont ses valeurs qui en font un véritable modèle économique. Un modèle fondé sur la mise en oeuvre de principes de solidarité et  d’égalité, de gestion démocratique (une personne, une voix), de liberté d’adhésion, d’association de personnes -et non de capitaux-, impliquant une non-rémunération du capital apporté, et d’indépendance à l’égard des pouvoirs publics.

C’est pourquoi l’économie sociale et solidaire ne doit plus être assimilée à une sous-économie réservée à l’insertion, elle est une composante légitime de l’économie contemporaine, ancrée dans nos territoires.

Dans le contexte de crise économique et compte tenu des conséquences sociales qu’elle engendre, l’ESS, ses valeurs et ses pratiques, doivent  inspirer positivement les nécessaires réformes des régulations économiques et inciter les pouvoirs publics, les entreprises et les citoyens à changer de comportement, pour tendre vers une économie plus solidaire, plus équitable, plus responsable, une économie créatrice d’activités et d’emplois de qualité pour tous, génératrice de cohésion sociale et respectueuse de l’environnement.

 Marie-Christine Guillemin,
Vice Présidente du Conseil régional de Picardie,
en charge de l’Economie Sociale et Solidaire, du commerce équitable et des circuits courts

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  L’Economie Sociale et Solidaire, une économie territoriale durable : les actions en Picardie

  •  Les Assises de l’ESS en Picardie 

Le 15 février 2011 tous les acteurs de l’ESS, entrepreneurs, structures, réseaux se sont réunis à l’initiative de la Région.

L’objectif de ces assises est de mettre en œuvre une politique de développement de l’ESS permettant au secteur de changer d’échelle, d’être reconnu comme acteur du développement économique au niveau des entreprises et des territoires picards.

Dans une logique de co-construction, la démarche a pour vocation de définir des orientations partagées et des propositions opérationnelles pour consolider et développer l’ESS en Picardie. Il faut collectivement promouvoir l’innovation sociale, explorer des gisements d’emplois nouveaux, créer des emplois pérennes, professionnaliser le secteur, encourager la production et la consommation responsable, développer de  nouveaux modes d’échanges, accompagner les mutations socio-économiques.

Pour se faire, des ateliers de réflexions et de prospective sont mis en place sur les thèmes suivants:

-          structuration et mutualisation du secteur
-          prospective – innovation et nouveaux gisements d’emplois
-          développement intégré des territoires
-          accompagnement – création

Avant l’été, un bilan et une analyse des réalisations et des potentiels seront faits afin de dégager des pistes d’actions.

À l’automne, le plan d’action sera arrêté pour la période 2012 – 2014 avec le lancement dès 2012 d’actions concertées sur le territoire.

L’économie a besoin de fonds propres pour se développer et changer d’échelle, cette concertation a également pour objectif la création d’un fonds d’innovations sociales mutualisant épargne locale de proximité, contributions d’entreprises, apports des collectivités locales, d’institution parapubliques et de l’Etat.

Simultanément les collectivités locales, départements, communautés d’agglomérations, se réunissent afin d’harmoniser leurs politiques.

  • Les clauses sociales, formidable levier pour promouvoir l’insertion des publics en difficulté 

Depuis les modifications en 1993 et 2006 du code des marchés publics il est possible d’insérer des conditions d’exécution d’un marché public comportant des éléments à caractère social ou environnemental qui prennent en compte les objectifs de développement durable en conciliant développement économique, protection et mise en valeur de l’environnement, et progrès social.

La Région est dorénavant organisée pour insérer à terme ces clauses dans la presque totalité des marchés.

Savez-vous que la commande publique, à la fois des collectivités locales et de l’Etat, représente au total un marché de près de soixante milliards d’euros par an et que seul 5 % des marchés publics passés en France comportent des clauses sociales ?

Belle marge de progrès !  

  • Une économie de proximité 

Les entreprises de l’Economie sociale et solidaire contribuent à éviter le décrochement des territoires en se développant au plus près des besoins des populations. Elles constituent un levier important du renforcement de la cohésion territoriale et de la création d’emplois de qualité non délocalisables.

Néanmoins, pour que l’impact de leur action soit visible et porteuse sur les territoires, il est nécessaire que les entreprises de l’Economie sociale et solidaire atteignent une certaine taille pour peser sur les enjeux économiques et sociaux au niveau local. La Région ouvre tous les outils de l’économie « classique » à l’économie sociale et solidaire.

Levier important pour le développement des circuits courts et de proximité, la Région encourage la fourniture des produits locaux, si possible biologiques, dans la restauration hors domicile, tout particulièrement dans les lycées.  

  • Achats de l’institution : Pour une Région exemplaire 

Lors du mandat précédent, nos élus ont entamé l’élaboration de l’Agenda 21 de la Région, conditionnant nos relations avec nos partenaires aux objectifs du développement durable : social, environnemental, économique et culturel. L’Agenda 21 de la région fixe également les critères de sélection pour les achats de l’institution.

La fourniture de biens et de services est soumises à des critères sociaux (entreprises locales, conditions de travail, insertion….), environnementaux (ressources naturelles, cycle de vie…), culturels, patrimoniaux. L’objectif, à terme, est que l’application de ces critères dans les achats de la collectivité soit effective dans tous les domaines. 

  • Quelques exemples en Picardie 

La Maison de l’économie Solidaire à la Chapelle aux pots :
L’ESS est un formidable levier de développement économique dont les publics prioritaires sont les premiers bénéficiaires.

La MES compte actuellement plus de 300 salariés.
http://www.eco-solidaire.fr

La Fonderie de l’Aisne :
La Fonderie de l’Aisne est une SCOP, née suite à la liquidation de la fonderie Denis, en juin 2009. 26 anciens salariés se sont associés pour reprendre l’entreprise. Grâce au développement de leur activité, la société comptait 32 emplois en 2010 et prévoit la création de 13 nouveaux emplois.
http://www.fonderiedelaisne.fr

A Capella à Amiens :
A Capella est une société de centre d’appel, secteur plus connu pour ses conditions de travail précaires. A Capella prouve que l’Economie sociale et solidaire est présente dans l’ensemble des secteurs d’activités de l’économie et peut en investir tous les champs.
http://www.meilleures-entreprises.fr/actualites-pratiques-rh/a-cappella-call-center-ou-il-fait-bon-travailler/

39 AMAP en Picardie :
Une AMAP est une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne ayant pour objectif de préserver l’existence et la continuité des fermes de proximité dans une logique d’agriculture durable.
http://www.amap-picardie.org/

Tribune Agir – Juin 2011

L’eau, une ressource à protéger

La situation de sécheresse que connaît actuellement la Picardie nous rappelle que l’eau, ressource naturelle, est aussi une ressource précieuse, qu’il faut protéger. Aujourd’hui, après plusieurs mois où les précipitations ont été à un niveau très faible, les départements de l’Aisne, de l’Oise et de la Somme sont tous les trois concernés par un arrêté préfectoral qui vise à limiter l’utilisation de l’eau sur le territoire afin de contrôler au mieux les réserves naturelles.

L’activité agricole de notre région est la première victime de cette faible pluviométrie. Mais, au-delà de cet aspect quantitatif, et consciente que la gestion de l’eau, dans un contexte de réchauffement global, est un des enjeux majeurs des années à venir, la Région Picardie met en place, en 2011, un plan ambitieux pour la préservation de la qualité de l’eau en agriculture.

Suite au dispositif Gestion de Territoire, la Région s’engage activement en produisant des solutions innovantes par le biais de nouvelles mesures agro-environnementales (MAE), fortement centrées sur l’objectif de préservation des ressources en eau.

En partenariat avec les Agences de l’eau, des collectivités locales, mais également l’Europe, la Région assure à la fois la cohésion des différents projets mis en place sur le territoire et trouve grâce à ces partenariats de nouvelles sources de financement qui permettent d’agir de manière encore plus efficace.

Ces mesures aideront notamment les agriculteurs à revoir leur impact sur l’eau en les initiant à des pratiques plus économes et moins polluantes. Véritable outil pédagogique, les MAE accompagneront également des agriculteurs dans leurs efforts de réduction de l’utilisation de produits phytosanitaires.

En plaçant la qualité de l’eau comme un de ses premiers objectifs, le Conseil régional réaffirme sa volonté de faire de la Picardie une éco-région responsable.

François Veillerette,
Vice-président du Conseil régional de Picardie  en charge
de l’Environnement, de l’Alimentation et de la Santé

Gaz de schiste : pour une interdiction ferme et définitive

Communiqué de presse
Amiens, le 9 mai 2011

Proposition de loi « gaz de schiste » : pour une interdiction ferme et définitive

Demain, mardi 10 mai, la proposition de loi n°3392 visant « à interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique » sera discutée à l’Assemblée nationale.

Ce texte, issu de la fusion entre les deux propositions de loi initialement présentées par le groupe UMP et le groupe SRC, a subi plusieurs modifications lors de la discussion en commission. Désormais, il vise plus précisément la technique de la fracturation hydraulique et laisse une porte de sortie aux industriels qui ont un délai de deux mois pour proposer une nouvelle méthode d’extraction.

Aujourd’hui pourtant, la fracturation hydraulique est la seule méthode qui existe pour extraire le gaz et le pétrole de schiste.

Loin d’être l’énergie d’avenir que les lobbies industriels tentent de nous vendre, le gaz de schiste est une énergie fossile, au même titre que le gaz et le pétrole dit « conventionnel ». Les rejets de CO2 dus à son exploitation sont comparables à ceux du charbon.

Alors que la France s’est engagée à réduire de 23% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, l’autorisation de l’exploitation des puits de gaz de schiste irait en totale contradiction avec ces engagements d’une part et d’autre part, réduirait considérablement le développement des énergies renouvelables.

En Picardie, la mobilisation est forte du côté des élus et des associations. Le 4 février dernier, à l’initiative de François Veillerette et de Christophe Porquier (EELV), le Conseil régional de Picardie s’est prononcé de façon ferme contre les projets d’exploration et d’exploitation sur le territoire par un vote à l’unanimité.

Cette loi devrait appuyer la position de la région mais les élus écologistes du Conseil régional de Picardie restent vigilants quant à l’évolution du texte.

François Veillerette,
Vice-président du Conseil régional de Picardie – Alimentation, Agriculture, Santé – Environnement

Lettre du groupe n°5

Bonjour à toutes et à tous,

Le projet de Canal Seine Nord fait à nouveau grand bruit avec la venue de  Nicolas Sarkozy le 5 avril dernier à Nesle (Somme) pour lancer le  dialogue compétitif avec les partenaires privés (Bouygues ou Vinci)  appelés à financer la moitié des investissements en échange d’une rente de l’Etat sur le fonctionnement.

Au delà de l’effet d’annonce, rien n’est encore joué et le dossier du canal, s’il est ouvert, est loin d’être refermé…

Les élus régionaux écologistes de Picardie ont développé depuis plusieurs années un argumentaire critique sur ce projet de Canal à Grand Gabarit : financement, transfert modal, eau, projet économique…  Les raisons de s’interroger sur la pertinence d’un tel projet sont nombreuses et ont été réaffirmées en présence du préfet de région Picardie lors de sa venue au Conseil régional en décembre 2010.

Vous retrouverez ci-dessous la tribune de Christophe Porquier et plusieurs articles de presse parus cette semaine qui permettent de faire un point d’étape sur le dossier.

Bonne lecture à toutes et à tous,

Le groupe des élu-e-s écologistes au Conseil régional de Picardie

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Un projet pharaonique, coûteux et inutile

Canal Seine Nord : il est encore
temps d’ouvrir les yeux !

Et voilà que le dossier du Canal Seine-Nord, qu’on disait peu soutenu à Matignon et surtout à Bercy, devient un objet présidentiel, ou  plutôt un objet de campagne électorale, le président de la République allant jusqu’à situer ses pas dans ceux de Louis XIV constructeur de Versailles.

Car nous allons tout entendre à propos de ce Canal : développement économique, partenariat public-privé et, bien sûr, « développement durable ».  Les grands mots !  Mais il faudra, avant toute chose, sortir le porte-monnaie. Car non seulement les vertus de cette infrastructure sont illusoires, mais le creusement du canal risque d’être aussi celui du déficit de l’Etat. Mais, peut-être, tous les « coûts » sont-ils permis un an avant la présidentielle.

Le Canal Seine Nord, qu’est-ce que c’est ? C’est un projet de nouveau canal à grand gabarit de 106 km entre Cambrai et Noyon destiné à faire passer des péniches de 4.400 tonnes, ce qui implique une envergure importante et surtout des ouvrages d’art colossaux.  Il s’agit de construire ce canal dans une zone dite « inter-bassin », ce qui signifie qu’il faut creuser et importer de l’eau  à des endroits où les cours d’eaux navigables naturellement ne sont pas reliés.
L’objectif d’un canal à grand gabarit est de constituer l’Hinterland (zone d’attraction et d’influence économique d’un port) de grands ports pour assurer la liaison des marchandises importées vers l’intérieur du continent. Ce sont ici les ports d’Europe du Nord, tels Anvers et Rotterdam, qui sont concernés au premier chef, avec en arrière-plan les chaines de production de l’atelier du monde en Asie.

Depuis des années, les nombreuses questions soulevées à propos de ce canal restent sans réponse. Une forme de dogmatisme aveugle conduit VNF (maître d’ouvrage du canal)- présidé par un député UMP dont la circonscription est traversée par le projet – à défendre ce projet contre tout bon sens.

Or le Canal Seine Nord va coûter cher au contribuable français. Tout laisse penser que l’investissement initial devrait dépasser cinq milliards d’euros. D’autant plus que le gouvernement s’est engagé à assumer financièrement le risque
financier lié au trafic. En clair, si le canal est un bide, le contribuable paiera sa rente à Vinci ou Bouygues.  Au
moment où ce dernier peine à investir 15 milliards par an sur l’ensemble du territoire national, tous projets confondus, dans un contexte de crise économique sévère, ce n’est pas une paille. Ce choix, a  priori sympathique, (« le fluvial, c’est
du développement durable ») mérite donc qu’on aille un peu au-delà des symboles.

Quels sont les problèmes et les questions que soulève le projet de canal Seine Nord ?

- Le financement. Sur un projet estimé aujourd’hui à  4, 447 milliards d’euros (ce qui semble irréaliste), l’Etat assurerait 1 milliard de financement, les collectivités territoriales seraient appelées à hauteur de 785 millions (finançant ainsi une politique nationale au moment où l’Etat les étrangle par ailleurs), l’Europe moins de 450 millions. L’autre partie devrait être prise en charge par un consortium privé à l’issue d’un dialogue compétitif qui n’est pas encore lancé. Deux majors du BTP (Bouygues et Vinci) se seraient positionnées et seraient élégataires pour l’exploitation. Celle-ci serait à faible risque pour l’exploitant  puisque l’Etat s’engage à verser une subvention d’équilibre sur l’exploitation qui garantira une rente à l’opérateur choisi, et laisse envisager un beau chèque annuel de l’Etat s’il s’avère que le canal est déficitaire. Il n’y aura pas de petits actionnaires lésés comme pour Eurotunnel, c’est chaque contribuable français qui va cotiser après 2012.

- L’eau. Elle est vitale pour les populations et pour l’agriculture dans les zones traversées… elle est indispensable pour la pérennité des zones naturelles humides qui sont de grands réservoirs de biodiversité.  En absorbant 20 millions
de m3 d’eau, puis plusieurs millions de m3 par an en usage régulier puisés dans l’Oise et dans l’Aisne, ce canal aurait des conséquences inévitables et dommageables sur le bassin versant de l’Oise. Pire, aucun système de redevance
ne permettra d’en limiter l’usage ou de financer des contreparties écologiques.

- Le modèle économique et de transports. Relié aux grands ports européens, le Canal serait avant tout un axe
de pénétration pour les marchandises volumineuses et lentes. De facto, il ne concurrence pas la route, sa flexibilité et le flux-tendu, mais le rail, alors même que le fret ferroviaire est déjà mal en point. Ce contournement de la
problématique ferroviaire conduit à inventer des plates-formes multimodales sans RFF comme si le Fret fluvial allait concurrencer, à lui tout seul, les flottes de poids lourds européens qui sillonnent l’Autoroute A1. Les milliards
promis au Canal inutile vont manquer pour le développement du fret ferroviaire sur l’axe Nord-Sud où le report modal de marchandises pourrait être bien supérieur pour un coût équivalent.

- L’emploi et les faux chiffres. Parmi tous les chiffres dopés à la gonflette sur le canal par les bons soins de VNF (500.000 camions par an, 550.000 tonnes de CO2… on se pince !), attardons-nous un instant sur les chiffres sur
l’emploi qui laissent évidemment perplexes : 25.000 emplois sont promis autour du canal sur la logistique. Comparons avec le port du Havre : 16.000 emplois (entreposage compris) pour 80 millions de tonnes de fret par an.
Avec un objectif de 14 millions de tonnes affichés en 2020 et 25 millions en 2050, le ratio est évidemment surréaliste. Ce pourrait être juste de la mauvaise foi, mais cela nourrit de faux espoirs dans une région qui est réellement frappée directement par le chômage. Mais comme tous les chiffres utilisés par VNF sont en explosion croissante depuis le dépôt du dossier, nous ne sommes plus à un mauvais procédé près pour faire prendre des vessies pour des lanternes.

- Enfin, le Canal Seine Nord va balafrer une région la Picardie, sur 80 Km en dehors de ses principales zones de production et de chalandise. Comme l’A1 et le TGV qui passent tous deux en plein champ, le Canal vient déstructurer un territoire, qui sera néanmoins sollicité pour payer moult aménagements et réparations.

Alors si ce canal est la chronique d’un désastre annoncé, pourquoi se lancer dans cette aventure ruineuse ? Parce que les élus et les candidats aux élections aiment les « grands projets » qui semblent apporter des réponses simples mais qui sont en réalité des miroirs aux alouettes. Investir pour développer des LGV (Ligne ferroviaire grande vitesse) sur tout le territoire, construire de nouveaux aéroports, construire des tours géantes, inaugurer un Canal géant… c’est la France des ingénieurs des années Pompidou.

C’est la pédagogie de la maquette, de l’image 3D et des concepts pour faire croire qu’on fait quelque chose de structurant quand on emmène le pays sur la voie d’investissements inefficaces. Cette vision du développement, c’est celle du Concorde, du Rafale et de l’EPR.  Cocorico !

Nous marchons sur la tête. Ce ne sont pas ces investissements dont le pays a besoin aujourd’hui pour engager un nouveau cycle de développement, réellement soutenable et relocalisé. Prenons un seul exemple : investir massivement dans la rénovation de l’habitat ancien, voilà un véritable enjeu de formation, de création d’emplois, de fiscalité, pour répondre aux enjeux énergétiques et climatiques d’aujourd’hui.  Où passent donc les milliards nécessaires à ces politiques urgentes de densification écologique et économique des territoires ?

Il n’est pas trop tard pour revenir sur une mauvaise idée. Il vaut mieux se creuser la tête avant de creuser le canal. Il y a déjà eu trop d’argent public dépensé pour ce projet pharaonique. Arrêtons les frais.

Christophe Porquier,

Vice président du Conseil régional de Picardie

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http://www.lexpress.fr/actualites/2/actualite/nicolas-sarkozy-fustige-le-terrorisme-environnemental_979690.html

Nicolas Sarkozy fustige le « terrorisme » environnemental

publié le 05/04/2011 à 14:32, mis à jour le 05/04/2011 à 14:37

Nicolas Sarkozy a fustigé mardi le « terrorisme » de ceux qui, au nom de la protection de l’environnement, bloquent des grands projets de développement.

En déplacement dans la Somme, le chef de l’Etat a en outre exclu de nouveau l’arrêt du parc nucléaire français, qui fournit près de 80% de l’électricité du pays, à la lumière de la catastrophe de la centrale japonaise de Fukushima.

« Je me battrai pour défendre le nucléaire, parce qu’il n’y pas d’énergie alternative en l’état actuel des choses, sauf à dire aux Français qu’ils vont maintenant se chauffer et s’éclairer à la bougie », a-t-il dit lors d’une table ronde consacrée au transport fluvial.

« Il faut garder son sang-froid, le vrai débat n’est pas ‘pour ou contre le nucléaire’, il faut des énergies renouvelables et l’énergie nucléaire. Le vrai débat, c’est celui de la sûreté nucléaire », a-t-il ajouté.

« Le vrai débat, c’est de faire que nos centrales soient sûres et qu’on arrête avec ce terrorisme qui consiste à dire que tout développement, que toute croissance ou que toute création de richesse est en soi un mal », a-t-il poursuivi.

Nicolas Sarkozy a stigmatisé plus particulièrement les Verts pour avoir obtenu du gouvernement socialiste de Lionel Jospin, en 1997, l’arrêt du projet de grand canal Rhin-Rhône en raison de son impact environnemental.

« Il ne s’agit pas de faire de la France une espèce de réserve où les seuls élus responsables sont ceux qui font des squares et des jardins publics (…) Je m’opposerai à tous ceux qui, au nom de la bataille pour l’environnement, une bataille juste, voudraient nous expliquer qu’il ne faut pas de développement », a-t-il encore dit.

Le chef de l’Etat était venu annoncer le lancement de la phase de « dialogue compétitif » pour la construction du canal à grand gabarit Seine-Nord Europe, un projet de 4,2 milliards d’euros monté en partenariat public-privé.

Cette phase sera menée avec les deux candidats retenus, Vinci associé à Eiffage d’une part, Bouygues de l’autre, le groupe sélectionné au final devant en assurer la moitié du financement.

Le lancement du « dialogue compétitif » signifie que son choix se fera « dans le courant de l’année prochaine » et que la mise en service du canal pourra intervenir en 2016 ou 2017, a précisé Nicolas Sarkozy.

Long de 106 km, cet ouvrage, dont la construction a été décidée dans le cadre du Grenelle de l’environnement, reliera le bassin de la Seine et le réseau fluvial de l’Europe du Nord.

Accessible à des unités de 4.400 tonnes, il doit permettre le transport de l’ordre de 14 millions de tonnes de marchandises par an à l’horizon 2020, ce qui permettra de retirer l’équivalent de 500.000 poids lourds des routes.

Le chantier permettra de créer 4.500 emplois. A terme, ce nouveau canal devrait générer 25.000 emplois, essentiellement dans la logistique.

Nicolas Sarkozy avait entamé son déplacement par la visite du chantier des travaux d’abaissement de l’autoroute A29, en prélude à la construction d’un pont-canal pour la future liaison fluviale Seine-Nord.

Son ancien ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo était présent pour l’accueillir en tant qu’architecte du Grenelle de l’Environnement, qui a donné son feu vert au projet.

A 48 heures d’une intervention télévisée au cours de laquelle il doit annoncer s’il prend ou non ses distances de l’UMP, le président du Parti radical s’est refusé à dévoiler ses intentions.

A la question de savoir s’il était content de retrouver celui dont il a pensé un temps faire son Premier ministre avant le remaniement de novembre dernier, Nicolas Sarkozy a répondu : « Je n’ai pas besoin de le retrouver, je ne l’ai jamais perdu ! ».

Par Reuters

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http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/auto-transport/actu/0201277593371-nicolas-sarkozy-lance-la-derniere-phase-du-canal-seine-nord-europe.htm

Nicolas Sarkozy lance la dernière phase du canal Seine-Nord Europe

En lançant le « dialogue compétitif» qui départagera Bouygues et Vinci-Eiffage pour la construction de l’ouvrage, Nicolas Sarkozy ouvre la voie à la dernière phase du chantier.  A la clef, au moins 25.000 emplois dans la logistique, les
transports et l’industrie.

Ecrit par Dominique MALECOT – Les Echos – 05/04/2011

Ce n’est pas encore le premier coup de pioche, mais les partisans du canal Seine-Nord Europe ont de quoi reprendre espoir. Le président de la République s’est rendu mardi dans la Somme pour visiter le chantier d’abaissement de l’autoroute A29, financé par l’Etat dans le cadre du plan de relance, opération nécessaire à la construction de la
voie d’eau de 106 kilomètres de long entre l’Oise et le puissant réseau fluvial de l’Europe du Nord (« Les Echos du 31 mars). A cette occasion, Nicolas Sarkozy a annoncé le lancement de la phase de « dialogue compétitif » pour la construction du canal à grand gabarit.

Cette phase sera menée avec les deux candidats retenus, Vinci associé à Eiffage d’une part, Bouygues de l’autre, pour ce
partenariat public-privé. Le lancement du « dialogue compétitif » signifie que le choix du constructeur sera effectué «dans le courant de l’année prochaine», pour une mise service du canal en 2016 ou 2017, a précisé le chef de l’Etat lors d’un déplacement à Nesle (Somme).  «Ce projet est central (…). C’est un projet de 4,5 milliards d’euros», a ajouté le président, en affirmant que «la réponse d’un pays à la crise n’est pas la rétractation, c’est au contraire l’investissement».

Le canal sera financé à hauteur de 2,1 milliards par son constructeur, tandis que l’Etat et les collectivités locales apporteront chacun 900 millions d’euros, alors que l’Europe doit contribuer au projet à hauteur de 330 millions d’euros. Reste donc encore à trouver le solde.

L’importance des sommes en jeu a suscité des interrogations jusqu’au sein du gouvernement, même si le projet présente de réels atouts, surtout dans un contexte de renchérissement de l’énergie. A elle seule, la possibilité de faire circuler des convois beaucoup plus importants que sur les canaux actuels permettrait d’assurer un trafic d’environ
14 millions de tonnes par an à l’horizon 2020 et de 25 millions de tonnes en 2050, selon les calculs de Voies Navigables de France (VNF). Le secteur agricole devrait fournir environ 30 % du trafic et le BTP 20 %, tandis que les produits industriels devraient représenter un gros tiers de l’activité, devant les produits énergétiques (environ 15 %).

Bénéficier de la mondialisation

Plus que tout, ce canal doit mettre en réseau les ports du Havre, de Rouen, de Paris, de Dunkerque, d’Anvers et de
Rotterdam. Longtemps opposé au projet dans la mesure où il risquait de profiter d’abord à Anvers, le port du Havre y voit maintenant, à l’heure de la mondialisation, un atout. Avec des quais bientôt desservis par la voie d’eau et capables d’accueillir les plus gros porte-conteneurs du monde, le port normand développe avec Paris et Rouen une logique d’Axe Seine dans le cadre du Grand Paris. Il peut notamment espérer fixer en France les activités logistiques à haute valeur ajoutée liées à la mondialisation. « Ce sont des emplois non délocalisables », rappelle le directeur commercial du port du Havre, Hervé Cornède.

Outre les plates-formes logistiques du Havre, de Rouen de Paris, et du nord de la France, le canal Seine-Nord devrait accueillir quatre zones logistiques (Noyon, Nesle, Péronne Haute Picardie et Cambrai Marquion) ainsi que des quais de transbordement. S’y ajouteront cinq ports de plaisance ou à passagers pour développer le tourisme. « Seine-Nord Europe devrait créer entre 10.000 et 11.000 emplois, dont 4.000 sur le chantier, et à terme 25.000 dans la logistique, l’industrie et le transport », plaide-t-on à VNF.

L’établissement public pointe aussi son impact sur l’environnement. A l’horizon 2020, le futur canal soulagerait les
autoroutes de 500.000 camions par an et permettrait d’économiser 550.000 tonnes de CO2 en 2050. Il devrait aussi limiter les risques d’inondations. Des bénéfices environnementaux que certains n’hésitent pas à chiffrer, à 2,4 milliards d’euros, auxquels s’ajouteraient 8 milliards d’économies sur les transports. S’ils se vérifient, ils susciteront des
investissements importants au nord de Paris.

Dominique MALECOT

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Les Echos, 5 avril 2011

Picardie : les élus toujours divisés sur son utilité

Si, en Picardie, les milieux économiques s’impatientent, la construction du canal est loin de faire l’unanimité chez les élus, inquiets de son financement.

L’impatience monte en Picardie. Alors que le financement du canal à grand gabarit Seine-Nord  est annoncé comme bouclé à 97 %,  décideurs politiques et économiques locaux s’interrogent sur le retard pris par ce chantier. « Il est temps d’en finir avec le scepticisme, a récemment déclaré Jacky Lebrun, président de la CRCI. Ce  canal est hautement souhaitable et économiquement vertueux. Les entreprises picardes expriment déjà leur grand intérêt pour cette
infrastructure et commencent à prévoir leurs investissements et les meilleures solutions pour exploiter le service qu’il offrira ».

Reste que les décideurs économiques ne veulent pas voir l’impact sur l’économie locale limité à la seule construction prévue jusqu’en 2016. Pour eux, l’infrastructure devra avoir un impact pérenne sur le territoire, notamment grâce aux trois plates-formes multimodales qui seront installées à Péronne, Nesle (Somme), ainsi que près de Noyon (Oise). Au total, ces bases, qui donneront accès aux services du canal ou conforteront certains pôles agro-industriels locaux, couvriront plus de 200 hectares. Présentés comme de nouveaux facteurs d’attractivité pour un territoire touché par la crise, ces équipements auront vocation à accueillir des professionnels du transport et de la logistique spécialisée. De même, le lancement de la voie d’eau pourrait favoriser la création d’activités touristiques liées à la navigation fluviale. Les élus, eux, restent divisés sur le dossier, notamment à cause des incertitudes sur son fonctionnement.

Les collectivités craignent d’être mises à contribution pour boucler le tour de table. Localement, c’est sur les bancs des élus écologistes du Conseil régional de Picardie , déjà peu sensibles aux arguments économiques et environnementaux avancés par VNF, que les critiques sont les plus virulentes. « Le cout global, estimé à 4.447 milliards d’euros, semble totalement irréaliste. Tout laisse penser que l’investissement initial dépasser 5 milliards d’euros! Sur le montant initial, les collectivités territoriales sont appelées à investir 785 millions d’euros, finançant ainsi une politique nationale au moment où l’Etat les étrangle par ailleurs », s’indigne ainsi Christophe Porquier, vice-président (Europe Ecologie) du conseil régional. Et l’élu de dénoncer « le désastre d’une aventure ruineuse » qui, envisagée en dehors des principales zones de chalandise et de production, « contribuera à déstructurer un territoire néanmoins sollicité pour payer les aménagements ».

GUILLAUME ROUSSANGE – CORRESPONDANT A AMIENS

Lire l’article ICI
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Lire l’article du Courrier Picard du 4 avril 2011 ICI

Lire l’article du Parisien Oise du 2 avril 2011 ICI
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Pour retrouver l’intégralité des échanges, en particulier, l’intervention de Christophe Porquier sur le CSN lors de la visite du Préfet de Région à la session du 16 décembre du Conseil régional de Picardie : http://eluspicardie.europe-ecologie.net/2010/12/intervention-de-christophe-porquier-en-presence-de-m-le-prefet-de-region-le-16-decembre-2010/

Lettre du groupe n° 4

Nous ne connaissons pas encore tous les développements du drame qui se déroule au Japon depuis le 10 mars.

Nous avons tous sous les yeux les images d’un pays accablé qui tente de faire face aux problèmes multiples qui surgissent, tout en faisant le décompte terrible des disparus, des blessés et des morts. Nous sommes aujourd’hui en totale solidarité avec la population japonaise dans cette épreuve.

Cette catastrophe naturelle et humanitaire est lourdement aggravée par la catastrophe nucléaire de Fukushima
qui concentre aujourd’hui toutes les craintes.

Cet accident met malheureusement en évidence le risque majeur qui est associé à l’énergie nucléaire. Ce risque – réel et pouvant déchaîner des dommages incontrôlables comme on le constate aujourd’hui – est généralement nié par l’industrie de l’atome et ses relais politiques.

Les populations qui sont exposées à ces risques ont pourtant le droit de savoir, et de choisir quelle énergie ils veulent pour demain.

Afin de répondre aux questions qui surgissent légitimement chez nos concitoyens, les élus régionaux d’Europe Ecologie – les Verts vous proposent une synthèse sur l’exposition de la région Picardie au risque nucléaire, et sur les alternatives.

Car le débat sur la sortie du nucléaire doit s’ouvrer dans le pays. Il doit s’ouvrir maintenant sans quoi la chape de plomb qui occulte ce débat retombera et les questions seront évacuées, encore une fois…

Nous invitons tous les citoyens et les autres formations politiques à engager ce débat de responsabilité sur notre avenir commun.

Christophe Porquier
pour le groupe des élus EELV au Conseil régional de Picardie

La Picardie et l’énergie nucléaire

1 – La Picardie est entourée de centrales nucléaires

S’il n’y a pas de centrale nucléaire sur le sol picard, notre région est dans l’environnement immédiat de
centrales implantées dans les régions limitrophes.

Pas moins de cinq centrales sont à proximité de la Picardie :

- le site de Penly (Seine Maritime) : Le site se situe à 80 km à vol d’oiseau d’Amiens et à 87km de Beauvais. Il est doté de deux réacteurs d’une puissance de 1 300 MW chacun mis en service en 1990 et 1992. Ils sont refroidis par l’eau de la Manche.

Le 29 janvier 2009, il a été confirmé que le site, prévu à l’origine pour accueillir quatre réacteurs de 1 300 MW, accueillera le deuxième réacteur EPR français. Le dossier a été soumis à la commission nationale du débat public en mai 2009. Un débat public à eu lieu du 24 mars au 24 juillet 2010, organisé autour de 10 réunions publiques.
La construction est prévue pour 2012 pour une mise en réseau en 2017.

- Le site de Paluel (Seine-Maritime) : le site se situe à 120 km d’Amiens et 114km de Beauvais. Il comprend 4 réacteurs d’une puissance de 1300 MW chacun. Cette centrale a été mise en service en 1984 pour les deux premiers réacteurs puis en 1985 et 1986 pour les deux autres.

- Le site de Gravelines (Nord) : il se situe à 123 km d’Amiens et 153 km de Saint Quentin. Il est composé de 6 réacteurs de 900 MW chacun. Construits à partir de 1974, la mise en service des réacteurs s’est déroulée en trois temps : 2 réacteurs en 1980, 2 autres en 1981 puis les 2 derniers en 1985.

- Le site de Chooz (Ardennes) : Il se situe à 113 km de Saint Quentin et 104km de Laon. Le site est divisé en deux parties. Chooz A, comporte un réacteur qui fut le premier de type REP : réacteur à eau pressurisée, d’une puissance de 305 MW. Il a été connecté au réseau en 1967 et mis à l’arrêt le 30 octobre 1991. Cette unité est actuellement en cours de démantèlement.

Chooz B comporte quant à lui deux unités de production d’une puissance de 1 450 MW chacun. La connexion au réseau
s’est faite en 1996 et 1997.

- Le site de Nogent-sur-Seine (Aube) : le site se situe à 147 km de Beauvais, à 115km de Compiègne et à 63 km de Château Thierry. Il est constitué de deux réacteurs d’une puissance de 1300 MW chacun. Ils ont été mis en service en 1988 et 1989.

La population de la région Picardie est donc directement concernée par la proximité immédiate de ces sites nucléaires et par les risques qui y sont attachés.

2 – La Picardie est régulièrement traversée par des transports de matières nucléaires

Chacune de ces centrales est alimentée en combustible nucléaire en provenance de Cadarache (PACA) et évacue des déchets nucléaires vers le centre de retraitement de La Hague (Manche). Ces transports sont effectués généralement par camions et empruntent les routes de la région.

Il faut ajouter à cela l’alimentation en combustible et le traitement des déchets concernant les autres pays européens : Belgique, Pays-Bas, Suisse, Allemagne.

Les informations sur ces convois sont très difficiles à obtenir du fait de leur classement au titre du Secret défense.

Les transports ferroviaires internationaux sont les plus faciles à identifier. Les derniers transports en date sont les trains à destination de Gorleben (Allemagne) les 5 et 6 novembre 2010, puis à destination de Würenlingen (Suisse) les 2 et 3 mars 2011.

Retrouvez les communiqués de presse ici et ici

Plus d’information sur le transports des déchets nucléaires ici

Les écologistes ont régulièrement pointé l’absence d’information concernant ces transports dangereux et l’incapacité pour les pouvoirs publics de protéger la population si un accident survenait sur le trajet. En novembre et en mars, ce sont les réseaux associatifs antinucléaires et les élus régionaux EELV qui ont rendu public des informations dont les mairies des communes traversées ne disposent même pas.

3 – Un nouveau réacteur en projet à Penly

La région Picardie est également concernée directement par le projet de construction d’un nouveau réacteur EPR à Penly.

Deux prototypes de l’EPR sont déjà en construction en Finlande et à Flamanville (Manche). Ces chantiers ont entraîné des surcoûts très importants. En Finlande, le chantier commencé en 2005, compte déjà 44 mois de retard et 3 milliards d’euros de surcoût. Quant à Flamanville, depuis 2007, un an de retard dans la construction et 1 milliard d’euros de surcoût se sont accumulés.

Le réacteur EPR est une technologie que le gouvernement entendait soutenir à l’exportation pour promouvoir l’énergie nucléaire en dehors de nos frontières. Des projets concernent notamment la Tunisie. Le président Sarkozy s’est personnellement impliqué pour exporter les réacteurs nucléaires français à l’occasion de ses déplacements officiels.

A l’occasion du débat public qui s’est déroulé au premier semestre 2010, les élus régionaux EELV se sont exprimés pour pointer les problèmes posés par l’EPR, par sa localisation à Penly et plus globalement sur la filière nucléaire.

Retrouvez l’intervention de Christophe Porquier dans le cadre du débat public ici

Retrouvez le courrier des élus EELV à Didier Houi, président de la commission particulière du débat public de Penly 3 ici

www.stop-epr.org

4 – Quelles sont les alternatives ?

Il est possible de bâtir au niveau national un scénario de sortie du nucléaire qui s’étalera de facto sur plusieurs décennies (20 ans est une perspective souvent avancée).

Le démantèlement des centrales nucléaires et ses suites serait un gigantesque chantier économique et écologique qui peut mobiliser les salariés de l’industrie nucléaire pendant plusieurs décennies.

Il est nécessaire en parallèle de développer toutes les énergies renouvelables et d’investir dans les économies d’énergie.

C’est un formidable enjeu concernant notre économie et les priorités de recherche et d’innovation qui y sont associées.

Pour retrouvez les propositions d’Europe Ecologie – les Verts sur la sortie du nucléaire c’est ici (site www.eelv.fr) ou encore ici article sur www.lepost.fr

Le WWF prévoit 95% de sources d’énergie renouvelable en 2050

5 – Que font les élus EELV au Conseil régional de Picardie ?

En tant qu’élus, les conseillers régionaux agissent au quotidien en intervenant dans les politiques énergétiques régionales qu’ils mettent en oeuvre. Enfin, les élus jouent aussi leur rôle en avertissant la population des risques potentiels du nucléaire et en dénonçant l’opacité qui plane sur le sujet.

La région Picardie est fortement impliquée dans le développement de la filière éolienne sur son territoire. Elle aide la reconversion et à la diversification industrielle vers l’éolien. En 2010 on compte 367 éoliennes pour une puissance totale de 749 MW. Le schéma régional éolien prévoit la création de nouveaux parcs, certains sont déjà bien avancés comme Le parc éolien des deux côtes. Le site du Tréport produira à lui seul une quantité d’électricité équivalente à un demi réacteur nucléaire EPR.

La Région Picardie soutient également les projets de la filière bois énergie et la création de réseaux de chaleur, desservant l’habitat collectif, des bâtiments publics. Plusieurs chaufferies bois sont déjà opérationnelles comme celle de mise en service cet automne. à Beauvais. C’est le plus grand réseau picard. Il fait tourner les chaufferies de trois lycées, un collège, cinq écoles, plusieurs gymnases, une piscine et 2 100 logements, le tout avec des bio-combustibles via une chaudière de 10MW.

Le bois a un impact écologique bien moins important que celui des énergies fossiles. C’est une matière première renouvelable, économique, puisque son prix est stable et suit l’inflation contrairement au prix du gaz par exemple qui est indexé sur celui de pétrole et qui subit des variations sans véritable rapport avec le coût réel du produit.

Le développement des énergies renouvelables permet à la région d’élargir son offre énergétique mais il est indispensable que ce développement soit accompagné d’un plan ambitieux d’économies d’énergie, que ce soit dans l’habitat, l’industrie ou encore dans  l’agriculture.

La politique énergétique est une politique transversale qui se retrouve dans plusieurs domaines d’intervention de la région. Ainsi, de nombreuses formations sont créées, dans le bâtiment (éco-construction) ou dans la maintenance des éoliennes par exemple.

Depuis plusieurs années, le Conseil régional de Picardie met en place une politique de l’habitat ambitieuse visant à d’une part construire de nouveaux logements et d’autre part réhabiliter le parc existant afin de réduire de manière significative la consommation énergétique.

Les projets et les actions du Conseil régional en matière d’environnement sont encadrés par le schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE). La région Picardie s’est engagée dans la définition de ce schéma aux côtés de l’Etat. Il doit définir des objectifs de réductions des émissions de gaz à effet de serre, de lutte contre la pollution atmosphérique, de développement des énergies renouvelables et d’adaptation aux changements climatiques.

L’action du Conseil régional permet de renforcer la cohérence régionale des actions engagées par les diverses collectivités territoriales en Picardie.

Liens pour en savoir plus :

- Sur le nucléaire et ses risques

http://www.sortirdunucleaire.org/carte/

http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=solutions&page=index

http://www.20minutes.fr/article/687734/planete-nucleaire-monde-mode-emploi

- Sur l’éolien en Picardie

http://eluspicardie.europe-ecologie.net/2010/06/projet-de-parc-eolien-en-mer-des-deux-cotes/

- Sur la sobriété énergétique

http://www.negawatt.org/

Communiqué de presse – Les élus apportent leur soutien à Xavier Mathieu

Les élus Europe-Écologie – les Verts apportent leur soutien à Xavier Mathieu

Xavier Mathieu, délégué syndical de la CGT de l’usine Continental de Clairoix, sera jugé le 3 mai pour avoir refusé de se soumettre au prélèvement de son ADN. Les élus écologistes réaffirment leur opposition au processus de fichage systématique des citoyens.

Pour consulter le communiqué de presse, c’est ICI

« Pétrole et gaz de schiste » – Flash info du groupe EELV au Conseil régional de Picardie »

Cher-e-s Ami-e-s écologistes,

En ce début d’année 2011, nous vous adressons un flash info spécial « Gaz et pétrole de schiste ».
Vous êtes nombreux à nous avoir sollicité sur les gaz et les pétroles de schiste en Picardie.

De nombreux journaux, que ce soit dans la presse régionale ou la presse nationale se sont dernièrement emparés du sujet qui regroupe des enjeux à la fois économiques, politiques et environnementaux.

La Picardie elle aussi est concernée directement par ce sujet puisque un permis d’exploration a été donné à la société Toreador Energy France SCS dans la région de Château-Thierry (sud de l’Aisne).

Les élu-e-s Europe Écologie – Les Verts du Conseil régional de Picardie se sont battus auprès de la majorité pour que des mesures radicales soient prises contre l’exploration et l’exploitation des gaz et pétroles de schiste sur le territoire picard.

Vendredi 4 février 2011, à l’initiative de François Veillerette et Christophe Porquier, le Conseil régional a voté à l’unanimité une délibération engageant la Région à « s’opposer par tous les moyens à l’exploitation du gaz  et du pétrole de schiste ».

Cette victoire, qui en appelle d’autres est l’occasion de faire un point rapide sur le sujet dans ce flash info.

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Gaz et pétroles de schiste, les dangers

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Les gaz ou les pétroles de schiste présentent la particularité d’être emprisonnés dans des schistes qui sont des roches à l’aspect feuilleté.
Contrairement aux gaz dits « conventionnels », les gaz/pétroles de schiste ne forment pas une nappe dans laquelle il suffit de forer puis de pomper le contenu. Il faut en effet « casser » la roche par le moyen d’une technique appelée « hydrofracturation ».

Cette technique consiste à injecter de très importantes quantités d’eau (en moyenne 20 millions de litres d’eau par puits), mélangée à un cocktail de produits chimiques hautement toxiques.
Environ la moitié de ce volume est récupérée, l’autre moitié, polluée, s’infiltre dans le milieu géologique jusqu’aux nappes phréatiques.

Les conséquences pour l’environnement et la santé publique pourraient s’avérer lourdes. Les composants exacts des cocktails de produits chimiques ne sont pas entièrement connus car ils sont protégés par le secret professionnel, mais certaines substances analysées se révèlent particulièrement toxiques voire cancérigènes.

Considérant le manque d’information, l’absence d’études d’impacts et au nom du principe de précaution inscrit dans la Constitution, il est indispensable d’empêcher l’exploration dans un premier temps, puis l’exploitation dans un second temps des gisements de gaz et de pétroles de schiste.

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La situation en Picardie

Depuis le 4 novembre 2009, la société Toreador Energy France SCS bénéficie d’un permis de prospection d’hydrocarbure liquide (pétrole de schiste) accordé par le ministre de l’environnement de l’époque, Jean-Louis Borloo.

Ce permis se situe dans la région de Château-Thierry au sud de l’Aisne et permet à cette société de procéder à 6 forages d’exploration en vue d’une exploitation future.
Le périmètre de ce permis délimite une surface de 779 km².

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Les décisions du Conseil régional

Portée par les élu-e-s écologistes, le Conseil régional de Picardie lors de la session du 4 février 2011, a voté une délibération l’engageant à « s’opposer par tous les moyens à l’exploitation du « gaz/pétrole » de schiste sur le territoire picard et notamment d’exiger dans l’immédiat un moratoire sur la prospection ».

Le CRP demande également « l’organisation d’un débat public, la réalisation d’études sur les impacts d’une telle exploitation ».

Retrouvez ici le communiqué de presse des élu-e-s EELV du CRP.
Retrouvez ici la délibération du Conseil régional de Picardie.

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Les actions dans les autres collectivités

Partout en France les élus écologistes font pression dans les collectivités territoriales pour que des positions fermes et claires soient prises sur ce sujet.

Aujourd’hui, les régions Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées, les départements de la Drôme, l’Ardèche, du Gard et de l’Hérault ont pris position contre les permis accordés sur leur territoire.

Les présidents de ces quatre Conseils généraux se sont alliés et demandent la révision du code minier « afin de renforcer la protection des populations ainsi que la prise en compte des enjeux environnementaux ».

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Le soudain changement de position de l’État

Alors que de nombreux élus comme José Bové ont contribué à la prise de conscience nationale sur le danger des gaz et pétroles de schiste, Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Environnement a annoncé mercredi 2 février 2011 la création d’une mission chargée « d’évaluer les enjeux, et d’abord les enjeux environnementaux » de l’exploitation des gaz et pétroles de schiste.

En attendant le rapport de la mission en juin prochain, aucune autorisation de travaux ne sera donnée.
Ce réveil tardif de l’État confirme la nécessité qu’une réelle concertation publique soit menée.

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La Picardie prête à s’opposer « par tous les moyens »

Communiqué de presse Gaz et pétroles de schiste

Le Conseil régional de Picardie décide d’interdire par tous les moyens

l’exploitation sur son territoire

Lors de la session du vendredi 4 février, le Conseil régional de Picardie a voté à l’unanimité une délibération engageant la région à s’opposer par tous les moyens à l’exploitation des gaz et des pétroles de schiste sur le territoire.

Pour lire le communiqué de presse , cliquez ICI

Pour consulter la délibération du Conseil régional, cliquez ICI